FAITE

Je t’aime entière et me partage
Entre deux genres et tous les âges
D’une espèce à l’autre je crois
Moitié rapace et moitié proie

Forte de tout, faite de rien
La part du Tout qui nous contient
Se fout des torts et des travers
De nos endroits, de nos envers

De la cassure à la caresse
La part du diable est en liesse
Mais quand je t’aime contre le temps
C’est le bon dieu qui est content

Content de tout, content de rien
La part du fou qui nous revient
S’enchante à tort ou à raison
De n’avoir ni torts ni raison

Et je te serre à demi-moi
Peau contre peau, poids contre poids
De cris d’amour en bris de chaîne
Vis, mon amour, et sois sans peine

Je t’aime entière et me partage
De moins en moins, j’ai tous les âges
Celui de l’homme et de la pierre
De la passion, de la poussière

L’âge d’aimer ce que la vie
A mis en moi qui te séduit
Qui t’indiffère ou qui t’effraie
Qui n’est pas faux, qui n’est pas vrai

Mais qui brosse mon existence
Contre quoi tu buttes et qui danse
Un pas d’amour, un pas de deux
Pour ton beau corps et tes beaux yeux

Tes yeux qui reflètent mon âme
Et qui me laissent être cette femme
EN SA GARDE

La peau de ton ventre s’est prise à ma peau
Tu deviens mon centre
Mon appeau
La nuit m’épouvante si tu ne me gardes
Ta lèvre bavarde

La peau de ton ventre
S’est prise à ma peau
Tu deviens mon centre
Mon appeau

Le sommeil aimante
L’amour en sa garde
Nos lèvres s’attardent
Veillantes de mots

Mais où s’en vont-ils
Ces rêves d’amour
Que nos bouches prient ?
Où s’en vont-ils donc

Si ce n’est dans la maison
Dont ils sont épris ?
Où je te garderai
Où tu me garderas

Entre deux voyages
et deux métiers de scènes dures
Entre deux montagnes et quatre
pages d’écritures (bis)

La peau de ton ventre
S’est prise à mon dos
Tu deviens mon centre
Bel imbroglio

Le sommeil aimante
L’amour en sa forme
Et nos corps s’endorment
En in-folio
MEMOIRE

Zazoune habite avec Zaza depuis vingt ans
Tout en se tapant des zazous de temps en temps
Quand on y va on voit souvent des lapins blancs… (bis)
Soit à Zazoune soit à Zaza ça ça dépend : pauvres zazous…
Qui n’ont ni queue ni tête à se forcer le cœur
Et font la fête en attendant des jours meilleurs

Mais voilà-t-y pas que Zazoune s’amourache
D’une Zazine de vingt berges et s’y attache
Quand on y va on voit souvent deux lapins blancs
C’est la Zazine et Zozo son petit enfant : pauvre Zazine…
Qui n’se prend pas la tête à se fendre le cœur
et fait la fête en attendant les jours meilleurs

Zazoune habite avec Zaza depuis vingt ans
Zozo habite avec les deux et sa maman
Rajoutez-y les zazous de Zaza et là… (bis)
Vous comprendrez pourquoi Zozo a plein d’mamans
Et pas d’ papa. Y’ pas d’ papa ?
Y’a donc pas d’queue ni tête à se fendre le cœur ?
Ç a fait la fête en attendant les jours meilleurs ?

Mais voilà-t-y pas que Zazine s’amourache
D’une Zazane de son âge et s’y attache
Voilà-t-y pas qu’Zazine s’en va en plantant ci en plantant là
Zozo, Zazoune et tous les zazous à Zaza : pauvre Zaza…
qui fait un peu la tête mais qui a très bon cœur
et fait la fête en attendant les jours meilleurs

Zazoune habite avec Zaza depuis vingt ans
Tout en se tapant des zazous de temps en temps
Zozo habite avec tout ça sans sa maman… (bis)
Et comme il n’a pas de papa Zazoune fait tout
(Mais Zazoune a toujours tout fait dans cette maison)
Pauvre Zazoune…
Qui se tape la vaisselle, le ménage, les factures
et toutes les courses en attendant les jours meilleurs !

   
 
   
   
Productions JCBarens - - Contact Pro