UNE HISTOIRE DE NOUS

Je t'ai rencontrée
Je t'ai redoutée
Tu t'es éloignée
Je t'ai regrettée
J'ai beaucoup pleuré
Beaucoup refusé
Le temps a passé
On s'est retrouvées

Alors j'ai choisi
Dormir dans ton lit
Chaque jour de ma vie
Collée à tes nuits
Et pour une fois
Je n'avais qu'un choix
Mes bras dans tes draps
Ta peau contre moi

C'est bête comme un chou
Cette histoire de nous
Comment faisons-nous
Pour en garder le goût ?
Est-ce une habitude anti-solitude
Une attitude, un refus d'étude ?
On s'en fout

Tout énamourées
On s'est entourées
De bois et de prés
D'amis préférés
De chansons qui parlent
De rires et de larmes
Qui prennent les armes
Pour garder leur âme

Ca pourrait sembler
Facile et tracé
Ce serait sans compter
La fragilité
Toujours sur la route
Et pleine de doutes
Notre vie s'écoule
Et s'écourte

Ca finira où
Cette histoire de nous
Comment serons-nous
Pour en toucher le bout ?
Penchées vers la terre
Ou dans la lumière
Révolutionnaires
Ou détachées de tout ?
Penchées vers la terre
Ou dans la lumière
Quinquas pépères
Ou centenaires en courroux ?

Ca finira où
Cette histoire de nous
Comment serons-nous
Pour en toucher le bout ?
Penchées vers la terre
Ou dans la lumière
De cet amour
Qui aura cru comme un fou
Qu'avec amour
On peut douter de tout.(bis)
LE MANQUE

Le temps d'écrire
me manque
me manque

Tant de plaisirs
me mentent
me mentent

M'ôtent le dire
et l'encre
M'ôtent la dure
alliance

Le temps d'écrire
me manque
me manque

Et c'est mon corps qui parle
quand ma pensée se tait
C'est dans ce corps qui parle
que ma pensée se fait

Se fait matière
et chante
et chante

De cette voix qui
me hante
me hante

Toute ma vie se chante
et c'est mon corps qui sait
dire tout ce qu'il invente
pour inviter la paix

Mais le temps d'écrire
me manque
me manque

Le temps d'aimer
me manque
aussi

Tant de raisons
me mentent
me mentent

M'ôtent le geste
et l'amble
M'ôtent la belle
absence

Le temps d'aimer
me manque
me manque

Et c'est mon corps qui marche
qui va dans la forêt
C'est dans ce corps qui marche
que mon désir se fait

Se fait amour
et chante
et chante

De cette voix qui
m'invente
m'invente

Toute ma vie se chante
et c'est mon corps qui sait
que le temps se présente
juste quand il est prêt

Quand mon amour
m'aimante
m'aimante
LA VIE VA, RAG'

La vie va comme elle vaille que vaille
On s'envoie des émails de mots
Des mots tout tendres qui n' risquent paille
De puer l'aïl et ni les rots

La vie va comme je vous la chante
Une rampe entre vous et moi
Une fosse commune qui nous arrange
Chacun du côté de chez soi

La vie va comme on se protège
On ne sait pas de quel danger
Faudrait apercevoir le piège
Pour juger

La vie va comme on surenchère
Sollicités de part en part
De plus en plus de perte en perte
Puisqu'on ne peut pas tout avoir

La vie va comme on la désire
Sous tous les angles par tous les bouts
Pour le meilleur et pour le pire
Puisqu'on n' peut pas se payer tout

La vie va comme on la dépense
Ca nous dispense d'y penser
La vie va comme on la compense
Sans compter

La vie va comme on se l'accorde
comme une étrenne ou un étron
Comme la guitare s'accorde
Au diapason

La vie va comme on s'en détache
Quand on arrive vers la fin
Et qu'on se fiche enfin des taches
Sur nos mains

La vie va comme elle nous amuse
Quand on s'enchante d'être en vie
La vie va comme elle nous excuse
D'être gris

La vie va comme on l'imagine
C'est déjà ça, c'est presque tout
Et ce serait peut-être un crime
De ne pas aller jusqu'au bout

Tant qu'on vire on fait des tours
Dit un proverbe de chez toi
Qui se profère avec humour
Et en patois

Tant que je tournerai d'amour
Entre vos tête et nos deux bras
La vie qui vire et fait des tours
La vie m'ira
Vaille que vaille, au jour le jour
La vie m'ira

   
 
   
   
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